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Accueil > Catalogue > OBJETS D' ART ET DIVERS > Paul Dubois "Arlequin" Bronze fin XIXe. Ht. 60cm
Paul Dubois "Arlequin" Bronze fin XIXe. Ht. 60cm
Paul Dubois (1829 – 1905)
« Arlequin »
Bronze à patine médaille signé sur la terrasse.
Ht.60cm environ
Édition fin XIXe

- 1 650 € -

Sculpteur et peintre français, Paul Dubois est le petit-neveu du sculpteur Jean-Baptiste Pi-galle. Fils de Notaire, il fait tout d’abord des études de droit, puis est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Armand Toussaint.
Il débute au Salon de 1860 et obtient une médaille pour « Saint Jean-Baptiste » et « Narcisse au bain » en 1863.
Profondément influencé par l'Italie et l'art de la Renaissance, il devient chef de file des sculpteurs dits « florentins », émules du Quattrocento. Il rencontre un vif succès avec son « Chanteur florentin » et remporte la médaille d'honneur du Salon de 1865.
Le duc d'Aumale lui commande la statue équestre du connétable Anne de Montmorency située au centre de l'esplanade menant à l'entrée du château de Chantilly.
Une de ses œuvres majeures est la statuaire du Cénotaphe du général de Lamoricière à la cathédrale de Nantes. Dubois est chargé de sculpter les quatre statues en bronze qui encadrent le mausolée, elles sont notamment inspirées des allégories du tombeau des Médicis à Florence. Il expose deux de ces figures, La Charité et La Sagesse, au Salon de 1877.
En 1873, Dubois est nommé conservateur du musée du Luxembourg et en 1878, il succède à Eugène Guillaume comme directeur de l'École des beaux-arts de Paris.
Il a pour élève, entre autres, Camille Claudel, jusqu'à la rencontre de celle-ci avec Auguste Rodin en 1884.
A l’instar des œuvres de René de SAINT-MARCEAUX, d’Emile LAPORTE ou d’André Etienne GAUDEZ, la figure de l’arlequin connait un réel succès auprès des sculpteur de la fin du XIXe siècle.
Arlequin, personnage de la commedia dell'arte, est reconnaissable grâce à son costume fait de losanges multicolores, symbolique des multiples facettes de sa personnalité et caricature d’habits maints fois rapiécés.
Lointain descendant des bouffons de l’antiquité Romaine, il arbore ce même costume bigarré ainsi qu’une figure noircie (image du masque).
Sa personnalité fut sans doute également empruntée aux personnages d'esclaves des comédies latines, leurs caractères étant souvent très proche de l’Arlequin moderne (goinfres, poltrons, fanfarons, paresseux, lascifs…).
L’Arlequin de la commedia dell’arte est l’archétype du valet comique, zélé, fourbe, à la naïveté feinte. C’est un personnage carnavalesque préférant le plaisir à l’effort, l’antinomie parfaite de la figure enfarinée et candide de cet autre personnage clé des bouffonneries théâtres, le Pierrot, le rêveur sensible et naïf dont l’Arlequin ne peut être qu’un éternel rival amoureux…